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Touristes outrés : un turbot à 156 euros déclenche un scandale à Venise

Une mésaventure culinaire qui vire au litige transfrontalier. Des touristes canadiens en séjour dans la Cité des Doges se retrouvent au cœur d’une polémique après avoir découvert le montant de leur addition dans un établissement local. L’affaire, qui implique désormais une association de défense des consommateurs, soulève la question de la transparence tarifaire dans les restaurants vénitiens.

Une note salée qui fait grincer des dents

Le 14 octobre dernier, deux vacanciers originaires du Canada ont vécu une expérience pour le moins désagréable lors de leur passage à Venise. Après avoir commandé un turbot de 1,2 kilogramme, une pizza et quelques boissons, ils se sont vus présenter une facture totale d’environ 190 euros.

Le détail qui fâche ? Le poisson à lui seul représentait 156 euros, soit près de 80 % du montant global. Selon les touristes, aucune indication préalable ne leur avait été fournie concernant ce tarif prohibitif.

Un défaut d’information au centre de la dispute

Les clients affirment que le serveur n’a jamais mentionné le prix du turbot avant de prendre leur commande. Plus problématique encore : la tarification au poids n’aurait pas été expliquée, laissant le couple dans l’ignorance totale du coût réel de leur choix.

Face à cette situation, les Canadiens ont décidé de saisir l’Adico, une association italienne spécialisée dans la défense des droits des consommateurs, pour faire valoir leur mécontentement.

Le restaurant se défend et rejette les accusations

L’établissement concerné conteste fermement la version présentée par les touristes. La direction affirme que l’ensemble des tarifs était consultable en ligne ainsi que sur la carte du restaurant, accessible à tous les clients.

Selon les responsables, aucune réclamation n’a été formulée au moment du règlement de l’addition, ce qui invaliderait selon eux les griefs exprimés ultérieurement.

Un élu municipal apporte son soutien

Sebastiano Costalongo, conseiller municipal en charge du commerce à Venise, a pris position en faveur du restaurant. Il souligne que les prix sont systématiquement affichés dans les établissements de la ville.

Toutefois, l’élu reconnaît qu’une erreur de communication a pu survenir concernant l’indication du poids exact du poisson commandé par le couple canadien.

L’association Adico recadre les obligations légales

L’Adico rappelle les règles en vigueur pour les produits vendus au poids dans la restauration. Le prix unitaire doit impérativement être mentionné, tout comme le poids exact de l’article proposé au client.

L’association recommande désormais aux touristes de déposer officiellement plainte auprès de la police vénitienne ou de la Garde des finances pour faire valoir leurs droits et obtenir éventuellement réparation.

Cette affaire rappelle l’importance de la transparence tarifaire dans le secteur de la restauration, particulièrement dans les zones touristiques où les incompréhensions peuvent rapidement dégénérer en conflits.

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